Le signal de mortalité le plus fort dans la littérature sur la qualité de l'air est pour les adultes de 65 ans et plus. Di et al. ont analysé la cohorte Medicare américaine (60+ millions de personnes-années) et trouvé une association positive claire entre l'exposition à long terme aux PM2,5 et la mortalité toutes causes, avec des effets détectés bien sous les normes EPA actuelles. La déclaration cardiovasculaire de l'AHA attribue la majeure partie de ce signal à des causes cardiovasculaires.
Trois facteurs se cumulent. D'abord, le temps intérieur monte avec l'âge (environ 87 % pour les adultes en âge de travailler contre 92-95 % pour les 65+), donc la qualité de l'air intérieur domine encore plus l'exposition totale. Ensuite, la réserve cardiovasculaire baisse avec l'âge, ce qui rend les pics de PM2,5 ambiantes plus susceptibles de se traduire en événements aigus (crises cardiaques, AVC, arythmies). Enfin, les médicaments courants (bêta-bloquants, anticoagulants, immunosuppresseurs) interagissent avec les effets de la pollution de l'air de façons que la littérature clinique cartographie encore.
Implications pratiques : le réglage « Aîné dans le foyer » du tableau de bord resserre le seuil de notification PM2,5 (la directive annuelle OMS 2021 de 5 µg/m³ devient la cible plutôt que les 9 µg/m³ de l'EPA), élève la priorité des recommandations de filtration HEPA, et fait remonter plus agressivement les conditions extérieures cardiovasculairement pertinentes (jours de fumée de feux, événements de trafic dense, inversions hivernales). Les consignes de température intérieure changent : les aînés tolèrent moins bien le froid, et la zone de confort se rétrécit.
La fragilité importe aussi pour l'humidité. Les aînés sont plus susceptibles à la fois aux symptômes liés à la dessiccation en hiver (problèmes de sinus, atteinte cutanée, susceptibilité virale accrue) et au stress thermique l'été (thermorégulation altérée à des températures apparentes élevées, voir température apparente). Les bandes d'humidité et de température du tableau de bord se rétrécissent quand le réglage aîné est activé, et l'IA signale plus tôt la dérive vers les extrémités.
Il s'agit d'information environnementale, et non d'un avis médical. Les lectures du tableau de bord vous aident à prendre des décisions concernant l'air de votre espace. Elles ne diagnostiquent pas les conditions, n'interprètent pas les symptômes et ne remplacent pas les conversations avec votre médecin. Si les symptômes persistent, s'aggravent ou coïncident avec une exposition connue, parlez-en à un professionnel de la santé. Voir la portée de l'IA en matière d'avis médical.