La dose est le cadre que la toxicologie utilise pour relier une concentration environnementale à un effet biologique. Pour les polluants atmosphériques, elle est approchée comme concentration × temps × fréquence respiratoire, et pour un adulte sédentaire le terme respiratoire est à peu près constant, donc le chiffre utile est l'exposition : concentration multipliée par temps. Une heure à 250 µg/m³ de PM2,5 et dix heures à 25 µg/m³ représentent la même aire sous la courbe, la même intégrale d'exposition et, en première approximation, la même dose. Mais les deux ne sont pas interchangeables, parce que la biologie se soucie à la fois de l'aire et du pic.
Les effets aigus et chroniques viennent de mécanismes différents. Une pointe courte à haute concentration déclenche des réponses aiguës : irritation des voies respiratoires, symptômes des yeux et de la gorge, exacerbation d'asthme, une bosse inflammatoire mesurable chez les adultes en santé. Ces réponses sont pilotées par seuil et elles ne se produisent pas à basses concentrations peu importe combien de temps dure l'exposition. Une exposition longue à bas niveau produit plutôt des effets chroniques : dommages cardiovasculaires progressifs, déclin de la fonction pulmonaire, risque accru de maladie incidente sur des années. L'étude Harvard Six Cities et les travaux plus larges du Lancet GBD ont mesuré ces effets à longue traîne directement, et les courbes dose-réponse pour les résultats chroniques n'ont pas de seuil : plus bas est toujours mieux.
C'est pourquoi les lignes directrices publiques viennent par paires. OMS 2021 fixe une limite PM2,5 sur 24 heures de 15 µg/m³ et une limite annuelle de 5 µg/m³. Les NAAQS de l'EPA fixent une norme sur 24 heures de 35 µg/m³ et une annuelle de 9 µg/m³. Les fenêtres courtes protègent contre les symptômes aigus durant les épisodes ; les chiffres annuels protègent contre la maladie chronique sur des années. Un foyer peut satisfaire la limite sur 24 heures chaque jour individuel et tout de même violer la limite annuelle si la moyenne quotidienne reste constamment dans la bande de 6 à 14 µg/m³, ce qui est exactement ce qui se passe dans la plupart des villes.
Le tableau de bord reflète cela en faisant remonter les deux. La lecture actuelle et la dernière heure répondent à « quelque chose se passe-t-il en ce moment ». Les moyennes glissantes 7 jours, 30 jours et 1 an répondent à « quel est mon patron d'exposition typique, et où se situe-t-il par rapport à la ligne directrice chronique ». Un utilisateur dont la moyenne PM2,5 sur 30 jours est de 18 µg/m³ est au-dessus de la ligne directrice annuelle de l'OMS même les jours qui paraissent individuellement banals, et l'IA le dit. Ce que ce cadre ne saisit pas : la susceptibilité pic vs moyenne pour les individus avec conditions préexistantes, et la co-exposition à plusieurs polluants où PM2,5 + O3 + NO2 ensemble font plus de dommages que chacun seul. L'IA signale ces aspects qualitativement sans tenter de les intégrer dans un chiffre unique. Voir exposition cumulative vs aiguë et risque vs danger vs exposition pour les cadres voisins.
Il s'agit d'information environnementale, pas d'un avis médical. Les lectures du tableau de bord vous aident à prendre des décisions concernant l'air de votre espace. Elles ne diagnostiquent pas de conditions, n'interprètent pas de symptômes et ne remplacent pas les conversations avec votre médecin. Si les symptômes persistent, s'aggravent ou coïncident avec une exposition connue, consultez un professionnel de la santé. Voir la portée des avis médicaux de l'IA.