Voici le genre de phrase que l'IA est conçue pour produire : « vos PM2,5 intérieures sont à 28 µg/m³, ce qui est au-dessus de la ligne directrice 24 heures de l'OMS de 15 µg/m³ ; si vous avez de l'asthme, une MPOC ou une maladie cardiovasculaire, ce niveau peut aggraver les symptômes ; envisagez de faire tourner un HEPA à plus haute vitesse ou de fermer les fenêtres si les PM extérieures en sont la source ». Cette phrase apparie une lecture factuelle à un seuil publié et à une recommandation environnementale. Chaque proposition reste à l'intérieur de ce que le capteur et un document de santé publique peuvent appuyer.
Voici ce que l'IA est conçue pour ne pas produire : « vous avez de l'asthme, prenez un inhalateur de secours maintenant » ; « vous êtes enceinte, ce niveau de CO2 est dangereux pour le fœtus » ; « les symptômes de votre enfant indiquent une infection respiratoire » ; « cessez de prendre votre médicament pendant quelques jours et voyez si les symptômes s'améliorent » ; « vous devriez interroger votre médecin spécifiquement sur la fibrose pulmonaire idiopathique ». Ce sont diagnostic médical, prescription, pronostic et orientation vers un spécialiste. L'IA ne les fait pas, ne les fera pas quand on les demande et redirigera vers un clinicien quand la question s'en approche.
Il y a une exception importante. Quand un utilisateur décrit un patron de symptômes qui justifie une conversation avec un médecin, l'IA recommandera d'avoir cette conversation. « J'ai des maux de tête seulement dans cette pièce » ; « ma toux a commencé la semaine de notre emménagement » ; « je dors mal chaque fois que la porte de la chambre est fermée » ; ces descriptions méritent une réponse « ça vaut la peine de l'apporter à un médecin », appariée à tout contexte environnemental que le tableau de bord peut ajouter. La recommandation de chercher des soins est dans la portée ; le diagnostic lui-même ne l'est pas.
Quand l'IA dirige vers des soins médicaux, elle fait remonter des catégories plutôt que de choisir un fournisseur précis : un généraliste (médecine familiale ou omnipraticien) pour le triage de première ligne ; un spécialiste en médecine environnementale quand le généraliste reste sans réponse ; un allergologue pour une maladie allergique soupçonnée ; un pneumologue pour des symptômes respiratoires chroniques ; un ORL pour les plaintes sinusiennes et des voies aériennes supérieures. Les données du tableau de bord peuvent éclairer toutes ces conversations ; elles ne les remplacent pas. Pour l'arbre de décision parallèle sur l'escalade environnementale (moisissures, radon, plomb, amiante), voir quand appeler un professionnel QAI.
Références
- AMA - Santé numérique et IA www.ama-assn.org
- FDA - Digital Health Center of Excellence www.fda.gov
- OMS - IA sûre et éthique pour la santé www.who.int
- AAFA - Qualité de l'air intérieur et asthme aafa.org