Les PM10 sont la fraction grossière : les particules jusqu'à 10 micromètres. La catégorie fourre-tout inclut pollen, débris d'acariens, squames d'animaux, fragments de moisissures, poussières de construction fibreuses, et résidus de combustion incomplète. Le corps filtre la plupart au nez et à la gorge, ce qui fait que les PM2,5 dominent la littérature des effets sanitaires.
Elles importent quand même pour deux raisons. D'abord, les allergènes voyagent ici : le pollen d'herbe à poux mesure environ 20 µm, les débris d'acariens 10–40 µm. Si vous avez le rhume des foins ou de l'asthme, les pics de PM10 sont exactement ce que vous ressentez avant les symptômes. Ensuite, le très haut de la plage PM10 est ce qu'on remarque par « la pièce est poussiéreuse ». La visibilité baisse, les surfaces se chargent, et les systèmes de ventilation s'encrassent.
La norme 24 heures PM10 NAAQS de l'EPA américaine est de 150 µg/m³. La directive 24 heures de l'OMS 2021 est de 45 µg/m³. Les sources intérieures sont surtout mécaniques : passer l'aspirateur, faire le lit, balayer à sec, bricolage comme le sablage ou le sciage, et pollen extérieur qui entre par les fenêtres ouvertes.
Note de conception du capteur : le Sensirion SEN66 rapporte quatre bandes de tailles (PM1,0, PM2,5, PM4,0, et PM10). Quand les PM10 montent mais que les PM2,5 restent stables, la pointe est grossière (poussière, pollen, squames). Quand les deux montent ensemble, vous avez affaire à de la combustion ou à de la fumée.
Références
- EPA - Normes nationales de qualité de l'air ambiant pour les PM www.epa.gov
- EPA - Notions de base sur les particules www.epa.gov
- AAAAI - Guide de l'allergie au pollen www.aaaai.org
- OMS - Lignes directrices mondiales sur la qualité de l'air (2021) www.who.int