Vapotage, tabac et cannabis

Combustion et aérosolisation à l'intérieur. La fumée de tabac, la fumée de cannabis et l'aérosol de vapotage apparaissent toutes au capteur ; les profils sanitaires diffèrent notablement.

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Une traînée de vapeur s'élevant dans un rayon de soleil dans une pièce sombre.
Photo : Ernesto Vazquez via Pexels
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Chaque séance est un pic net de PM₂,₅ avec une signature de taille de particules : fumée de tabac large, cannabis intermédiaire, vapotage biaisé vers les ultrafines.

Les cigarettes, les cigares, le cannabis et les cigarettes électroniques introduisent toutes des particules dans l'air intérieur, mais elles ne sont pas interchangeables. La combustion du tabac produit une distribution PM large chargée de milliers de produits chimiques identifiés, dont des dizaines de cancérigènes ; le rapport du Surgeon General de 2006 demeure la synthèse de référence sur l'exposition à la fumée secondaire.

La fumée de cannabis a une chimie qui recoupe celle du tabac au niveau des sous-produits de combustion (mêmes températures, HAP et aldéhydes similaires), différant principalement par les composés actifs. La masse de PM2,5 par séance est comparable. Les données de santé à long terme sur l'exposition à la fumée de cannabis sont plus rares que pour le tabac, mais l'irritation respiratoire aiguë est réelle.

L'aérosol de cigarette électronique est différent : pas de combustion, mais le liquide chauffé produit un aérosol de propylène glycol, glycérine, nicotine, arômes et métaux traces. Czoli et al. ont documenté la composition. La distribution de taille des particules penche vers les ultrafines, que le SEN66 capte dans les PM1,0 mais ne peut pas compter individuellement. Le profil de santé est encore en investigation active ; les CDC maintiennent des recommandations à jour.

Dans le tableau de bord, l'une ou l'autre se lit comme un pic net de PM2,5 (50–300+ µg/m³ pendant une séance, selon la taille de la pièce et la ventilation) avec un accompagnement bref de COV et une décroissance rapide si la pièce est ventilée. La signature riche en ultrafines de l'aérosol de vapotage est subtile, mais le vapotage persistant décale le rapport PM1,0/PM2,5 vers le bas. Le résidu tertiaire (particules déposées sur les surfaces) continue à libérer des COV en traces après l'arrêt, source de l'odeur de « maison de fumeur ».

Si des membres du foyer fument ou vapotent : garder cela dehors, faire fonctionner une filtration HEPA dans les pièces voisines, ventiler agressivement après les séances, et éviter de brûler dans toute pièce qu'un enfant ou un asthmatique utilise régulièrement.

Références

  1. U.S. Surgeon General - Fumée secondaire (2006) www.surgeongeneral.gov
  2. CDC - À propos des cigarettes électroniques www.cdc.gov
  3. Czoli et coll. - Composition de l'aérosol de cigarette électronique doi.org
  4. CDC / Surgeon General - Fumée tertiaire www.cdc.gov