Brûler du gaz naturel sur une cuisinière résidentielle est la source de combustion intérieure la plus étudiée. Un brûleur de 4 kW pendant dix minutes produit des pointes mesurables de NOx (50–200+ ppb), de PM2,5 (souvent 50–150 µg/m³ dans la cuisine, des pics brefs plus haut), de particules ultrafines (pics de l'ordre de 10⁵ par cm³), et une longue queue de COV de combustion incluant le formaldéhyde et l'acroléine.
RMI et Lebel et al. documentent les conséquences de santé publique : les enfants dans les foyers à cuisson au gaz ont une incidence d'asthme notablement plus élevée, et les niveaux de NO2 intérieurs en cuisine pendant la cuisson dépassent régulièrement les limites EPA et OMS extérieures à court terme. La hausse n'est pas subtile : le tableau de bord la voit depuis l'autre bout du domicile.
L'intervention la plus efficace, et de loin, est une hotte correctement ventilée : voir l'article sur la hotte. Une hotte évacuée à l'extérieur à pleine vitesse capte 70 à 95 % des émissions de la cuisinière ; une « hotte » à recirculation qui filtre et renvoie le même air dans la cuisine en capte essentiellement zéro pour les NOx. Le tableau de bord traite la différence comme une question de configuration, pas une question de conseil d'achat.
Au-delà de la hotte, le remplacement reste la réponse durable la plus propre : une plaque à induction élimine entièrement les émissions de combustion tout en chauffant plus vite et avec plus de précision. Pour les locataires et autres qui ne peuvent pas remplacer la plaque, les solutions secondaires sont la filtration HEPA dans les espaces de vie adjacents et l'ouverture d'une fenêtre de cuisine pendant les longues sessions.
Note de sécurité : la cuisson au gaz est aussi une source mineure de monoxyde de carbone en cas de mauvaise combustion (pointes jaunes, suie). Terrestream ne détecte pas le CO : voir la désambiguïsation CO. Toute cuisine équipée d'un appareil au gaz devrait avoir un avertisseur de CO.